L'Italie renforce les règles des trottinettes électriques. Ce que les Suisses doivent observer en vacances et pourquoi un e-trottinette légale en Italie peut poser problème.

Trottinettes électriques : ce que les utilisateurs suisses doivent savoir dès maintenant
Les trottinettes électriques, ou « E-Trottis » comme on les appelle souvent en Suisse, font désormais partie intégrante de la mobilité moderne pour beaucoup. Elles offrent notamment pendant les vacances un moyen flexible d’explorer les villes. Mais ceux qui se rendent en Italie avec leur trottinette électrique personnelle doivent redoubler de vigilance. L'Italie a considérablement renforcé sa réglementation relative aux trottinettes électriques en 2026. Ce qui est autorisé en Suisse peut rapidement coûter cher au sud des Alpes. Il est donc important de s'informer sur les nouvelles règles applicables aux trottinettes électriques afin d'éviter tout problème juridique. En cas de doute, mieux vaut louer un véhicule conforme à la réglementation sur place.
L'Italie resserre la vis
L'Italie adopte désormais une réglementation nettement plus stricte concernant les trottinettes électriques. À l'avenir, celles-ci seront légalement considérés comme des véhicules à moteur à part entière. Cette mesure repose sur un décret ministériel national, applicable à l'échelle du pays et qui concerne expressément les touristes.
Aperçu des principales nouveautés en Italie :
- Obligation d'immatriculation pour toutes les trottinettes électriques
- Obligation d'assurance responsabilité civile, associé au code
- La plaque d'immatriculation est délivrée par l'État et doit être apposée de manière bien visible sur le véhicule
- Le contrôle de l'assurance est effectué par voie numérique par les autorités
- En cas d'infraction, les sanctions suivantes sont prévues : Des amendes pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines d'euros
Ces règles s'appliquent qu'il en soit ainsi, que le scooter électrique soit apporté à titre privé ou utilisé sur place. Les conductrices et conducteurs étrangers sont également expressément inclus.
Les vacanciers sont également concernés
Un point essentiel :
De nombreux voyageurs pensent que les déplacements de vacances font l'objet d'une plus grande tolérance. Ce n'est pas le cas en Italie. Quiconque entre sur le territoire avec son propre scooter électrique doit respecter intégralement les exigences italiennes.
Concrètement, cela signifie :
- Sans plaque d'immatriculation italienne, l'exploitation n'est pas légale
- Sans assurance responsabilité civile complémentaire, vous risquez des amendes
- Les autorisations ou assurances suisses sont n'est pas automatiquement reconnu
Pour de nombreux propriétaires suisses de trottinettes électriques, cela est pratiquement impossible à mettre en œuvre.
La Suisse adopte une approche différente
Une comparaison directe met en évidence une différence fondamentale entre l'Italie et la Suisse.
En Suisse, les trottinettes électriques de la catégorie Cyclomoteurs attribués et correspondent dans une large mesure aux Les vélos électriques roulant à une vitesse maximale de 25 km/h sont assimilés aux vélos classiques. Il en résulte des règles nettement plus souples :
- Pas d'obligation d'immatriculation
- Pas d'obligation d'assurance distincte
- Les pistes cyclables doivent être empruntées, le cas échéant
- Il est autorisé de circuler sur les trottoirs, lorsque le panneau « Vélos autorisés » est affiché
- La prudence et une vitesse adaptée sont obligatoires
L'approche suisse mise sur l'intégration dans le réseau cyclable et sur la responsabilité individuelle. Les nouvelles formes de mobilité doivent s'intégrer de la manière la plus harmonieuse possible dans les infrastructures existantes.
Deux pays, deux philosophies
La comparaison le montre clairement :
L'Italie et la Suisse mènent des stratégies différentes en matière de politique des transports.
- Italie mise sur le contrôle, une identifiabilité claire et des règles plus strictes
- La Suisse mise davantage sur la coopération, la clarté et la compréhension des besoins des usagers de la route
Ces deux modèles poursuivent en fin de compte le même objectif : renforcer la sécurité dans l'espace public. La manière d'y parvenir est toutefois radicalement différente.
Point particulièrement important : ne partez pas simplement en Italie avec une trottinette électrique suisse
Pour les utilisatrices et les utilisateurs, ce point est déterminant :
Une trottinette électrique autorisée en Suisse ne peut pas être utilisée sans autre en Italie.
L'absence de plaques d'immatriculation, l'absence d'assurance italienne et d'autres exigences formelles peuvent rapidement entraîner des problèmes. Ceux qui prennent tout de même le volant s'exposent à des amendes lourdes, voire à la mise hors circulation du véhicule.
Pour les vacances en Italie, voici donc ce qu'il faut savoir :
- Mieux vaut laisser sa trottinette électrique à la maison
- Ne l'utiliser sur place que si toutes les exigences légales sont respectées
- Se tourner vers d'autres modes de mobilité
Conclusion : voyager en étant bien informé, pour un voyage plus serein
Les trottinettes électriques sont synonymes de mobilité flexible et moderne. Mais c’est justement lors de voyages à l’étranger qu’il convient de se pencher attentivement sur la réglementation locale. L’Italie montre actuellement très clairement que les trottinettes électriques ne sont pas traitées de la même manière partout.
Quand on connaît les règles, on roule de manière plus sûre et plus détendue, et on évite les mauvaises surprises. C'est précisément pour cette raison qu'une information transparente des consommateurs reste un élément central de la micromobilité moderne.
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